Tristes cygnes

« Il y a d’autres façons d’affronter l’exil. Certaines femmes, comme le petit canard pris par la glace sur l’étang, deviennent elles aussi de glace.

C’est la pire des choses qui puissent arriver à quelqu’un.

Ce froid, c’est le baiser de la mort donné à la créativité, aux liens affectifs, à la vie elle même. Devenir de glace, n’est pas au contraire de ce que semblent penser certaines, une réussite. C’est un acte de colère défensive. En psychologie archétypale, être froid, c’est être dénué d’émotions. Il existe des histoires qui parlent de l’enfant gelé, de l’enfant qui ne peut rien ressentir, de cadavres pris dans la glace, là où le temps ne passe plus, où rien ne devient plus, où rien ne naît plus. »

10350446_900646636653405_3828778054340239952_n